GREEN HOME AUDIT · CERTIFICATION PEB
Isolation et preuves acceptables
Comprendre ce que le certificateur relève, et comment le justifier.
Ce qui est visible
Repérer la paroi, ses couches et les éléments accessibles.Ce qui est documenté
Relier photos, factures et dossiers aux éléments réellement posés.La performance retenue
Utiliser les données établies ou les valeurs prévues par le protocole.Toiture, mur ou sol : que faut-il identifier ?

- Isolant : présence, matériau, épaisseur et performance.
- Construction : type de paroi et composition de chaque zone.
- Lame d’air : présence et caractéristiques utiles au calcul.
- Rénovation : année justifiée par les documents recevables.
Une façade, une toiture ou un plancher peuvent comporter plusieurs compositions : documentez chaque partie.
Comprendre les trois grandeurs
λ · Le matériau
À épaisseur égale, une conductivité plus faible signifie un matériau plus isolant.
W/(m·K)R · Une couche
Plus R est élevé, plus la couche résiste au passage de la chaleur. Épaisseur e en mètres.
m²·K/W · couche homogèneU · La paroi
Plus U est faible, moins la paroi complète transmet la chaleur.
W/(m²·K)U ne vaut pas 1/R de l’isolant seul. Il faut considérer les autres couches, les résistances superficielles et les corrections applicables.
Fenêtres et portes : distinguer les composants

Ug · vitrage | Uf · cadre
Uw · fenêtre complète
- Vitrage : type, référence et caractéristiques thermiques.
- Cadre / profilé : matériau et caractéristiques.
- Panneau de porte : composition et performance documentée.
- Protection solaire : présence et type pour les fenêtres.
Ug ≠ Uw. La performance du vitrage ne représente pas celle de toute la fenêtre.
Quelles preuves rassembler pour les parois ?
Conservez les documents disponibles, même s’ils se complètent. Leur recevabilité se vérifie pour la donnée et la région concernées.
Vues d’ensemble + détails : paroi identifiable, isolant posé, type et épaisseur si visibles.
Travaux, adresse et paroi identifiables ; joindre le devis ou l’état d’avancement lié à la facture.
Bruxelles : contrat signé ou accord entrepreneur + maître d’ouvrage, sinon corroboration. Wallonie : dossier complet signé + décompte final.
Fournir les deux documents liés. À Bruxelles : déclaration signée ; rapport intermédiaire non recevable.
Bruxelles : plans recevables, détails, PV de chantier/réception, DIU datés et auteur identifiable. Wallonie : plans seuls non recevables.
Dossier technique complet + accord d’octroi ; pour les anciens dossiers fiscaux wallons : facture et annexe technique requises.
Produit exact identifié et pose démontrée : marquage CE, déclaration de performance, ATG et références des vitrages.
Bruxelles : avec photos de pose ou constat sur place. Wallonie : une facture d’achat/livraison n’est pas une preuve de pose de l’isolant.
Attestation de l’architecte auteur du projet ayant contrôlé le chantier ; attestation « Construire avec l’énergie », selon les données admises.
Wallonie : certificat du bien ou, sous conditions, d’un logement comparable du même immeuble/groupe. Bruxelles : pas de reprise automatique des données.
Audit, thermographie ou sondage : constats explicites, parois identifiables et pièces exigées par le protocole.
Wallonie : utiles notamment pour dater le bâtiment, une paroi ou un vitrage. Bruxelles : données recevables selon le document et son lien au bien.
Un dossier simple, pour chaque zone
Quelle paroi ?
Façade arrière, toiture de l’annexe, plafond de cave… Ajoutez une vue d’ensemble.Quel produit posé ?
Photographiez la mise en œuvre, la référence et l’épaisseur mesurée si possible.Quels justificatifs ?
Associez factures, fiches et documents de chantier à cette même zone.Travaux réalisés vous-même ? Gardez photos, étiquettes et factures. Une fiche technique ne prouve pas la pose. Si l’isolant est caché, contactez-nous avant d’envisager un démontage ou un sondage.
Voir l’effet des preuves sur le certificat PEB
Lire les explications complémentaires
Ce que le certificateur cherche à identifier
Pour chaque toiture, mur ou plancher, il faut déterminer les caractéristiques utiles : composition de la paroi, présence d’isolant, matériau, épaisseur, performance thermique et, selon le cas, date de rénovation. Les constats et les preuves recevables sont examinés selon le protocole de la région.
Un dossier concret, par zone du logement
- Localisation : toiture principale, annexe, façade arrière, plancher au-dessus de la cave… Évitez de mélanger plusieurs chantiers.
- Factures et annexes : adresse du chantier, travaux exécutés, surfaces, produit et épaisseur. Joignez le devis ou le métré lorsqu’il complète la facture.
- Photos : vues générales permettant de reconnaître le bâtiment et vues rapprochées de la pose. Une mesure visible de l’épaisseur et une référence de produit lisible peuvent être utiles.
- Fiches techniques : fabricant et référence exacte, épaisseur et performance déclarée. Une brochure générique ne démontre pas que ce produit a été installé.
- Dossier de chantier : documents signés, détails d’exécution, attestations et documents PEB disponibles, selon leur recevabilité régionale.
Un seul justificatif ne couvre pas forcément toutes les caractéristiques. Une photo peut montrer une épaisseur sans identifier le produit ; une fiche technique peut décrire un produit sans prouver sa présence dans votre toiture.
Wallonie et Bruxelles : attention aux différences
En Wallonie, ne présentez pas une simple facture d’achat de matériaux comme preuve de leur mise en œuvre. Les plans seuls ne constituent pas une preuve acceptable de l’isolation ; ils restent utiles au relevé. Les factures de l’entrepreneur et les photos doivent notamment permettre de rattacher l’information à la paroi concernée.
À Bruxelles, une facture de matériaux peut être exploitée si la pose est corroborée par les photos ou un constat. Certains plans et documents d’exécution sont recevables sous conditions. Un devis isolé ne démontre pas l’exécution : sa mise en œuvre doit être établie par des éléments recevables.
Comprendre λ, R et U
- λ, en W/(m·K), décrit la conductivité du matériau : plus elle est faible, mieux il isole à épaisseur égale.
- R, en m²·K/W, décrit la résistance thermique d’une couche. Pour une couche homogène : R = épaisseur en mètres / λ.
- U, en W/(m²·K), décrit la transmission thermique d’une paroi complète : plus U est faible, moins la paroi laisse passer la chaleur.
Attention : U n’est pas simplement l’inverse du R de l’isolant seul. La paroi comprend d’autres couches et des résistances superficielles ; le calcul peut aussi intégrer des corrections. Ces notions aident à lire vos documents, sans remplacer le calcul réglementaire.
Pour les fenêtres et les portes
Préparez les références des châssis, vitrages, panneaux et éventuelles protections solaires. Ug concerne le vitrage, Uf le cadre et Uw la fenêtre complète. La valeur Ug ne doit donc pas être présentée comme celle de toute la fenêtre. Les marquages, factures et fiches techniques permettent d’identifier précisément les éléments, si le lien avec les fenêtres installées est établi.
Vous avez isolé vous-même ?
Conservez les factures, étiquettes et photos prises pendant les travaux. Transmettez l’ensemble : nous vérifierons ce qui est recevable dans votre région. Si l’isolant est déjà caché, contactez-nous avant d’envisager un démontage ou un sondage.
Sources et renseignements
Contenu vérifié le 22 septembre 2026. Les listes officielles et le protocole régional restent la référence pour examiner chaque justificatif.